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- Le 02-10-07
- champ du Messin à Kaesmarkt
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- Pour une nuit passée en plein
découvert à plus de 1000m, j'ai eu chaud, trop chaud
même. Un point pour râler quand même, il y a plein de
rosée.
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- Après quelques kilomètres sur le
plateau, je prends de nouveau quelques libertés par rapport au
tracé du GR5 : en effet, je préfère passer par une
voie romaine que de descendre à Hohwald alors que je n'ai rien
à y faire. Mais je suis un peu déçu par cette voie
des bornes, elle n'est pas pavée comme on peut le voir dans nos
livres d'histoire. Par contre, le tracé est marqué par 2
bornes tous les 100m, numérotées de 92 à 46 pour
la partie que j'ai emprunté sur plus de 4km.
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- Après une légère
remontée, le franchissement du mur païen, peu avant 11h,
j'arrive sur le chemin de croix du couvent du Mont Sainte Odile.
D'ailleurs j'entends déjà les cloches sonner... Vue
magnifique depuis ce rocher sur la plaine.
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- Je croise mon premier gibier, un chevreuil qui
détale devant moi. Et un peu plus loin, sur une piste de
bûcherons, c'est un cerf, majestueux, qui m'observe un instant,
avant de disparaître sans un bruit. La redescente offre une belle
surprise à l'approche de Barr : changement complet de paysage,
les vignes ont remplacé les conifères.
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- Après un repas à Barr, repas qui
commence à avoir un goût habituel (saucisson et semoule
depuis 3 jours), je repars sur les chemins à travers les vignes.
La météo et le paysage feraient presque oublier qu'on est
au mois d'octobre. Une dizaine de vendangeurs sont attablés,
ayant troqué leur sécateur pour un opinel. J'arrive au
moment du dessert et ils m'offrent un morceau de gâteau,
arrosé d'un coup de schnaps.
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- J'arrive à Andlau à 13h57, mais la
Coop n'ouvre pas à 14h mais 15h. Pétard, il me reste pas
grand chose à manger (plus de saucisson notamment) mais j'ai pas
envie de poireauter 1h. Tant pis je repars.
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- Mais je fais une nouvelle pause après
quelques mètres, Je me rends compte que la semelle d'une de mes
chaussures se décolle par l'avant. Mon kit de réparation
se réduisant à pas grand chose, j'y mets une bande de
sparadrap en attendant de pouvoir acheter de la colle forte dans un
prochain village. Rien ne m'arrêtera.
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- Pour cette fin d'après-midi, il me reste une grosse montée à
franchir. Chemin faisant, je ramasse quelques châtaignes pour améliorer
mon repas de ce soir. En pleine forêt, le GR semble disparaître : un
troupeau de bûcheron est passé par là et ils n'ont rien nettoyé. Je
manque de me casser la figure ou me tordre la cheville plusieurs fois,
mais rien ne m'arrêtera j'ai dit !
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- Finalement j'ai marché bien vite et
je
poursuis jusqu'au carrefour de Kaesmarkt, pour clôturer cette
étape marathon, où je pourrai passer la nuit sous un abri
forestier. Le repas n'est pas très goûtu, mais il
rempli le ventre. Il faudra absolument faire le ravitaillement
demain.
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