-
- Le 03-10-07
- Kaesmarkt à Aubure
-
|
- Une nuit passée sous abri offre quelques
avantages, mais d'un autre côté qu'est-ce que le sol est
dur, ah. Et pour ajouter au manque de confort, je dors à
côté de mes chaussures, où j'ai l'impression qu'on
y a mis des saucissons à sécher.
|
- Le programme de mes journées est
maintenant bien réglé : +/- 9h de marche, 3 pauses de 5
à 10 minutes par demi-journée, 1h à midi et dodo
de 19h à 7h le lendemain. Ce matin, je prends quelques minutes
pour remettre du sparadrap neuf sur mes semelles. Peine perdue. Dans la
boue et la rosée matinale, il se décolle en moins d'une
heure. Je fais mon maximum pour ne pas buter dans des pierres ou autres
racines.
|
- Et 2 châteaux de plus ! Le Bernstein et
l'Ortenbourg. Ce dernier, sur un piton rocheux est le plus
impressionnant mais n'est pas accessible. Je quitte la
forêt pour quelques kilomètres, pour passer dans les
vignes de Châtenois, dont l'église est entourée
d'un cimetière fortifié.
|
- Et déjà une nouvelle montée
se profile, au départ coteaux ensoleillés, puis
retour en forêt pour atteindre le Haut-Koenigsbourg. Seul
château fort d'Alsace reconstruit, il constitue un ensemble
impressionnant et à fière allure.
|
- Après être redescendu,
j'arrivé à Thannenkirck, charmante bourgade, où je
me ravitaille et j'achète en même temps de la colle forte.
Mais mon repas avalé, ma semelle se redécolle
après quelques centaines de mètres.
|
- Une bosse plus loin et me voilà à
Ribeauvillé, sans avoir manqué ses 3 châteaux, rien
que ça. Le plus élevé propose un donjon
et une enceinte très ruinée. Saint Ulrich par contre est
encore très impressionnant, avec une belle salle des chevaliers
et une vue sur Guisberg, accroché au sommet d'une paroi
rocheuse. J'ai déjà payé pour visiter des
châteaux plus ruinés que celui-là.
|
- Ribeauvillé possède en plus un
centre-ville coloré et très fleuri. Mais ma
tête a déjà un temps d'avance et calcule le temps
de montée au Koenigsstuhl tout en examinant la carte à la
recherche d'une zone où bivouaquer.
|
- Je choisis l'option qui vise à gagner
encore une bonne demi-heure. Autant forcer aujourd'hui qu'il fait beau,
en prévision d'une étape prochaine où la pluie
pourrait me ralentir. J'enchaîne donc la montée à
fond de train.
|
- J'arrive finalement à l'entrée
d'Aubure pour monter mon tarp. Le topoguide sous-estime ma vitesse de
marche, d'autant que mon sac est très léger et ne me
gêne pas du tout. Aujourd'hui j'ai parcouru 38km, donnés
par le topo pour une durée de 10h40.
|
|