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- Le 01-08-06
- Biaufond à le Meix Musy
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- Il est à peine plus de 6h lorsque quelques gouttes commencent à tomber.
Nous sommes installés sous des arbres et j'hésite
à sortir de mon sac de couchage pour installer la bâche.
Finalement, il reste 1h de sommeil, plus tout le temps pour se
préparer, je pense que ça vaut le coup.
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- Nous repartons
donc sur le GR sous la pluie. Nous remontons le cours du Doubs et la
vallée se transforme en gorges, avec des versants très
abruptes, voire des falaises. Le GR traverse souvent des éboulis
et la progression n'est pas facile. D'autant plus que Blaise, qui ne
peut pas faire 3 pas avec ses chaussures de
randonnée, marche toujours en sandales.
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- Nous apercevons
deux chevreuils en haut d'un éboulis, avant de rejoindre le
sentier Bonaparte. Le Doubs suit un court en pente douce, mais le
sentier (car ce n'est pas plus qu'un sentier maintenant), pour
éviter certaines zones inondables lors des lâchers de
barrage, passe tantôt au pied, tantôt au sommet des
falaises. Et la pluie qui tombe toute la matinée a rendu les
pentes couvertes de feuilles très boueuses.
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- Nous passons
l'usine électrique alimentée par le barrage du Chatelot,
3km en amont. Elle est construite au fond des gorges et possède
deux accès : un funiculaire ou un escalier de 1200 marches !
Après une pause dans un abri de pêcheur, et un moment
d'égarement dû à des incohérences entre la
description de la voie à suivre du topoguide et les panneaux
effectivement présents, nous arrivons en vue du barrage du
Chatelot.
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- Nous profitons
de la terrasse abritée d'un genre de chalet pour y faire notre
repas. Un repas en terrasse, avec vue sur le lac, ça aurait
été super avec le soleil. Au lieu de ça il pleut
et il fait froid. La pause sera donc express et nous voilà
bientôt sur les escaliers métalliques facilitant
l'accès au lac de Moron puis au point de vue sur le saut du
Doubs.
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- Une bonne
petite grimpette et 7km de bitume plus loin nous voilà
arrivé à Viller-le-Lac. La journée, à cause
du mauvais temps et du chemin accidenté, a été
dure. Nous décidons de profiter d'un rayon de soleil pour
prendre un chocolat chaud en terrasse.
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- Un coup d'oeil
sur le topoguide nous révèle que l'on pourrait dormir ce
soir sur la crête du Meix Musy. Derniers kilomètres
difficiles, mais qui pourraient être récompensés
par une belle vue sur tout ce qu'on vient de parcourir. En plus il y a
sur le chemin une auberge où nous pourrions refaire nos
réserves d'eau pour le repas de ce soir et le petit
déjeuner de demain.
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- Nous arrivons
à Gradoz dessus devant ce que nous croyons être l'auberge,
et s'en suit une série de quiproquo. En effet, nous ne sommes
pas devant une auberge, située elle 500m plus haut, et la dame
à qui nous parlons n'est pas l'aubergiste. Bref, tout se
démêle, elle nous donne des bouteilles d'eau et en
échange, nous lui donnons un coup de main pour rentrer à
l'atelier un fourneau en fonte. Elle nous indique par la même
occasion un raccourci pour rejoindre le sommet.
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- Nous voici au pied de la piste de ski, dernier
effort de la journée si nous voulons nous installer au sommet.
Au sommet, la vue est superbe mais le vent est terrible, et nous
décidons finalement de nous installer dans la forêt pour
s'en abriter.
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